La Mondialisation et les complexes étatiques par VOM
lundi 19 janvier 2015
samedi 15 novembre 2014
Le plan secret de Poutine pour détruire l’OTAN
Le plan secret de Poutine pour détruire l’OTAN
reseauinternational.net/plan-secret-poutine-detruire-lotan/
Les 11 et 12 septembre derniers s’est tenue la réunion d’une organisation dont la plupart des américains n’ont jamais entendu parler. La couverture des médias grands public était à peu près inexistante.
La réunion s’est tenue à Dushanbe, la capitale du Tadjikistan, un pays que peu d’occidentaux sauraient situer correctement sur une carte. Mais vous pouvez parier votre dernier rouble que Vladimir Poutine sait exactement où se trouve ce pays. Car le groupe qui s’est réuni là-bas est le bébé du président russe. Il s’agit de l’organisation de coopération de Shanghai, constituée de six états membres : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, le Tadjikistan, et l’Ouzbekistan.
L’organisation de coopération de Shanghai (OCS), a été fondée en 2001 pour donner une réponse collective à l’extrémisme et assurer la sécurité des frontières. Mais son véritable but est plus large. Poutine la voit dans un contexte plus vaste comme un contrepoids à l’OTAN (une position que l’OCS ne nie du reste pas). Sa ligne de conduite officielle est de promouvoir le non-alignement, la non confrontation, et la non interférence avec les politiques des autres pays mais ses membres conduisent des exercices militaires conjoints.
Pourquoi devons-nous porter attention à cette réunion au milieu de nulle part ? Parce qu’évidemment, tout ce qu’entreprennent de manière conjointe la Chine et la Russie justifie notre attention. Et il y a beaucoup à dire à ce sujet.
Depuis la création de l’OCS, la Russie a avancé précautionneusement, afin que le groupe ne devienne pas un cheval de Troie pour l’expansion de la Chine dans ce qu’elle considère comme son espace stratégique, l’Asie Centrale. Dans le même temps, Poutine a noué de nouvelles alliances partout dans le monde aussi vite qu’il a pu. S’il veut contrecarrer l’hégémonie globale US, il aura besoin d’autant d’alliances que possible.
De nombreux observateurs ont prédit que la réunion de Dushanbe serait historique. Ils s’attendaient à ce que l’organisation s’ouvre à de nouveaux membres. Cependant, cette réunion a été focalisée sur la situation en Ukraine. Les membres de l’organisation ont soutenu les positions russes et apporté leur soutien à la poursuite des pourparlers dans le pays. Ils ont salué les accords de Minsk et l’initiative du président russe en faveur de la paix.
Cependant, l’idée d’inclure de nouveaux membres est passée à la trappe. De nombreux pays cherchent à rejoindre l’organisation depuis des années. Maintenant, avec la présidence tournante de l’organisation passée à Moscou, et la tenue du prochain sommet en juillet 2015 à Ufa en Russie, les conditions seront favorables à une expansion de l’organisation l’été prochain, a déclaré Poutine.
A cette fin, les participants au sommet de Dushanbe ont signé un document commun qui aborde les questions suivantes : « un mémorandum sur les obligations des états candidats pour obtenir le statut d’état membre de l’OCS », et «sur la procédure d’octroi du statut d’état membre de l’OCS. »
Ceci est extrêmement important aussi bien pour la Russie que pour les occidentaux car les nations désireuses de rejoindre l’OCS sont des acteurs géopolitiques majeurs : l’Inde et le Pakistan. Et un autre acteur majeur attend également de rejoindre l’organisation : l’Iran.
En expliquant le report de l’admission de ces pays, l’assistant du président Poutine, Yuri Ushakov, a fait une déclaration très franche. Il a dit aux médias russes que cette expansion était prématurée à ce moment là, à cause des difficultés potentielles liées à l’acrimonie entre la Chine et l’Inde, et l’Inde et le Pakistan, mais également aux sanctions occidentales contre l’Iran. Ces sources de conflits auraient pu affaiblir l’alliance, ce que la Russie veux éviter.
Amener à la même table des pays antagonistes requerra de délicates manoeuvres diplomatiques, mais il s’agit d’un exercice dans lequel Poutine excelle (qui d’autre a réussi à maintenir d’excellentes relations à la fois avec l’Iran et Israël ?).
Comme toujours, Poutine n’a pas une réflexion à court terme.
Les priorités de la présidence russe sont les suivantes : renforcer le rôle de l’OCS pour la sécurité régionale, porter des projets économiques multilatéraux majeurs, améliorer les liens culturels et humanitaires entre les nations membres, et dessiner une approche globale aux problèmes mondiaux. Il prépare également le développement stratégique de l’OCS pour la période 2015-2025, et pense que ces objectifs devraient être finalisés pour le prochain sommet.
Nous devrions prêter attention à ce qui se déroule au sein de l’OCS. L’Inde et le Pakistan vont rejoindre l’organisation, et l’Iran suivra peu après, ce sera un tournant majeur du jeu géopolitique.
Poutine est en train de prendre le leadership d’une alliance internationale qui comptera quatre des dix états les plus peuplés au monde, le population combinée des pays membres comptera près de 40 % de la population mondiale avec presque 3 milliards de personnes. Elle englobera les deux économies mondiales les plus dynamiques. Avec l’Iran, ses membres contrôleront près de la moitié des réserves de gaz naturel. Le développement des réseaux de gazoducs et de pipelines d’Asie vont doper les pays de la région sur le plan économique et vont les rapprocher plus étroitement.
Si Poutine suit cette voie, l’OCS ne deviendra pas seulement une rivale de l’OTAN, mais pourra façonner une nouvelle structure financière qui entrera directement en compétition avec le FMI et la Banque Mondiale. La nouvelle banque de développement des BRICS, lancée l’été dernier au Brésil, était une première étape dans cette direction. Et cela conduira a détrôner le dollar comme monnaie de réserve internationale avec des conséquences catastrophiques pour l’économie US.
Comme je l’ai dit dans The Colder War, je pense qu’il s’agit du but ultime de Poutine : mener un assaut contre le dollar qui ramène les états-unis au rang d’une nation ordinaire… et dans le même processus, élever la Russie le plus haut possible.
Ce qui s’est passé au Tadjikistan cette année et ce qui se passera à Ufa l’été prochain, voilà des événements réellement capitaux.
Source : ZeroHedge
Traduction Ender pour les moutons enragés
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/11/14/le-plan-secret-de-poutine-pour-detruire-lotan-zero-hedge/#more-72839
vendredi 17 octobre 2014
Groupe Bilderberg
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vendredi 5 septembre 2014
Sommet Otan, guerre sur deux fronts
Sommet Otan, guerre sur deux fronts
Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 04 septembre 2014

http://www.mondialisation.ca/sommet-otan-guerre-sur-deux-fronts/5399208
S’ouvre aujourd’hui (4 septembre 2014) à Newport au Pays de Galles le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats de l’Otan, qui prendra « des décisions clés sur la façon d’affronter les actuels et futurs défis à la sécurité », attribués à l’ « agression militaire de la Russie contre l’Ukraine » et à la «croissance de l’extrémisme et de la conflictualité sectaire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Un Sommet « crucial », à travers lequel les Etats-Unis, qui gardent le leadership indiscuté dans l’Otan, mobilisent leurs alliés européens simultanément sur deux fronts de guerre.
En Europe, en à peine plus de six mois, la « détente » a sauté et on est revenu à une situation par certains aspects plus dangereuse que celle de la guerre froide. Comment cela a-t-il pu arriver ? Pour le comprendre, il faut revenir au moment où, en 1991, la disparition de l’Urss et de son bloc d’alliances crée dans la région européenne une situation géopolitique entièrement nouvelle. Les Etats-Unis, restés unique superpuissance, essaient d’en tirer le plus grand avantage, en lançant une nouvelle stratégie dans laquelle ils déclarent « d’une importance fondamentale de préserver l’Otan comme vecteur de l’influence étasunienne dans les affaires de la sécurité européenne ». A cette fin il faut « empêcher la création de dispositifs de sécurité uniquement européens, qui mineraient l‘Otan » (Defense Planning Guidance). En même temps, tandis qu’ils utilisent l‘Otan pour garder leur leadership sur l’Europe occidentale, les Usa s’en servent pour aller à la conquête de celle orientale. La Yougoslavie ayant été démolie avec la guerre, l’Otan s’étend à l’est, en englobant tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie, deux de l’ex Yougoslavie et trois de l’ex Urss. En entrant dans l’Otan, les pays de l’Est se trouvent dépendre plus de Washington que de Bruxelles. Quelque chose cependant vient gripper le plan de conquête : contrairement à ce qui était prévu, la Fédération russe se remet en grande partie de la crise de l’après-guerre froide, établit des relations économiques croissantes avec l’Union européenne, en lui fournissant le gros du gaz naturel, et ouvre de nouveaux débouchés commerciaux avec la Chine et d’autres pays asiatiques. Tout ceci met en danger les intérêts stratégiques étasuniens. C’est alors qu’éclate la crise en Ukraine : après avoir pris, avec un travail en cours depuis des années, le contrôle de positions clés dans les forces armées et entraîné les groupes néo-nazis, l’Otan promeut le putsch de Kiev. Elle contraint ainsi Moscou à agir en défense des Russes d’Ukraine, s’exposant ensuite aux sanctions : une lame à double tranchant, en ceci que les contre-sanctions russes créent des dommages à l’Union européenne, et facilitent le plan de partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements à travers lequel Washington essaie d’accroître l’influence étasunienne sur l’Ue.
Simultanément, sous conduite Usa, l’Otan étend sa stratégie à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et au-delà, jusque sur les montagnes afghanes et dans la région Asie/Pacifique. L’objectif stratégique reste celui énoncé dans le Defense Planning Guidance : « Notre premier objectif est d’empêcher qu’une quelconque puissance domine une région dont les ressources seraient suffisantes à engendrer une puissance mondiale ». Aujourd’hui en Asie surtout, où – dans le sillon des accords russo-chinois, qui rendent vaines les sanctions occidentales contre la Russie en lui ouvrant de nouveaux débouchés à l’est- se préfigure la possibilité d’une union eurasiatique en mesure de contrebalancer celle USA-Ue. La démolition de la Libye avec la guerre, l’opération analogue lancée en Syrie, la relance de la guerre en Irak, l’utilisation à double tranchant de formations islamiques (soutenues pour abattre les gouvernements pris pour cible, utilisées ensuite pour justifier d’autres interventions armées) entrent dans la stratégie USA/Otan.
Où tout cela nous amène-t-il ? Dans d’autres guerres, dans des scénarios de plus en plus dangereux de confrontation entre puissances nucléaires. Dans une accélération de la course aux armements et, en conséquence, de la dépense militaire. Un des points à l’ordre du jour du Sommet est que les pays de l’Otan doivent « dépenser la juste quantité d’argent pour se doter de forces à déploiement rapide, d’un meilleur entraînement et d’armements modernes ». Se profile donc une augmentation de la dépense militaire : celle de l’Italie, selon les données officielles de l’Otan, se monte à 56 millions d’euros par jour, plus la dépense pour les missions militaires à l’étranger et autres financements extrabudgétaires, qui selon le Sipri portent la dépense militaire effective de l’Italie à quasiment 70 millions d’euros par jour.
Edition de jeudi 4 septembre 2014 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Copyright © 2014 Mondialisation.ca
Mondialisation.ca, 04 septembre 2014
http://www.mondialisation.ca/sommet-otan-guerre-sur-deux-fronts/5399208
S’ouvre aujourd’hui (4 septembre 2014) à Newport au Pays de Galles le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats de l’Otan, qui prendra « des décisions clés sur la façon d’affronter les actuels et futurs défis à la sécurité », attribués à l’ « agression militaire de la Russie contre l’Ukraine » et à la «croissance de l’extrémisme et de la conflictualité sectaire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Un Sommet « crucial », à travers lequel les Etats-Unis, qui gardent le leadership indiscuté dans l’Otan, mobilisent leurs alliés européens simultanément sur deux fronts de guerre.
En Europe, en à peine plus de six mois, la « détente » a sauté et on est revenu à une situation par certains aspects plus dangereuse que celle de la guerre froide. Comment cela a-t-il pu arriver ? Pour le comprendre, il faut revenir au moment où, en 1991, la disparition de l’Urss et de son bloc d’alliances crée dans la région européenne une situation géopolitique entièrement nouvelle. Les Etats-Unis, restés unique superpuissance, essaient d’en tirer le plus grand avantage, en lançant une nouvelle stratégie dans laquelle ils déclarent « d’une importance fondamentale de préserver l’Otan comme vecteur de l’influence étasunienne dans les affaires de la sécurité européenne ». A cette fin il faut « empêcher la création de dispositifs de sécurité uniquement européens, qui mineraient l‘Otan » (Defense Planning Guidance). En même temps, tandis qu’ils utilisent l‘Otan pour garder leur leadership sur l’Europe occidentale, les Usa s’en servent pour aller à la conquête de celle orientale. La Yougoslavie ayant été démolie avec la guerre, l’Otan s’étend à l’est, en englobant tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie, deux de l’ex Yougoslavie et trois de l’ex Urss. En entrant dans l’Otan, les pays de l’Est se trouvent dépendre plus de Washington que de Bruxelles. Quelque chose cependant vient gripper le plan de conquête : contrairement à ce qui était prévu, la Fédération russe se remet en grande partie de la crise de l’après-guerre froide, établit des relations économiques croissantes avec l’Union européenne, en lui fournissant le gros du gaz naturel, et ouvre de nouveaux débouchés commerciaux avec la Chine et d’autres pays asiatiques. Tout ceci met en danger les intérêts stratégiques étasuniens. C’est alors qu’éclate la crise en Ukraine : après avoir pris, avec un travail en cours depuis des années, le contrôle de positions clés dans les forces armées et entraîné les groupes néo-nazis, l’Otan promeut le putsch de Kiev. Elle contraint ainsi Moscou à agir en défense des Russes d’Ukraine, s’exposant ensuite aux sanctions : une lame à double tranchant, en ceci que les contre-sanctions russes créent des dommages à l’Union européenne, et facilitent le plan de partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements à travers lequel Washington essaie d’accroître l’influence étasunienne sur l’Ue.
Simultanément, sous conduite Usa, l’Otan étend sa stratégie à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et au-delà, jusque sur les montagnes afghanes et dans la région Asie/Pacifique. L’objectif stratégique reste celui énoncé dans le Defense Planning Guidance : « Notre premier objectif est d’empêcher qu’une quelconque puissance domine une région dont les ressources seraient suffisantes à engendrer une puissance mondiale ». Aujourd’hui en Asie surtout, où – dans le sillon des accords russo-chinois, qui rendent vaines les sanctions occidentales contre la Russie en lui ouvrant de nouveaux débouchés à l’est- se préfigure la possibilité d’une union eurasiatique en mesure de contrebalancer celle USA-Ue. La démolition de la Libye avec la guerre, l’opération analogue lancée en Syrie, la relance de la guerre en Irak, l’utilisation à double tranchant de formations islamiques (soutenues pour abattre les gouvernements pris pour cible, utilisées ensuite pour justifier d’autres interventions armées) entrent dans la stratégie USA/Otan.
Où tout cela nous amène-t-il ? Dans d’autres guerres, dans des scénarios de plus en plus dangereux de confrontation entre puissances nucléaires. Dans une accélération de la course aux armements et, en conséquence, de la dépense militaire. Un des points à l’ordre du jour du Sommet est que les pays de l’Otan doivent « dépenser la juste quantité d’argent pour se doter de forces à déploiement rapide, d’un meilleur entraînement et d’armements modernes ». Se profile donc une augmentation de la dépense militaire : celle de l’Italie, selon les données officielles de l’Otan, se monte à 56 millions d’euros par jour, plus la dépense pour les missions militaires à l’étranger et autres financements extrabudgétaires, qui selon le Sipri portent la dépense militaire effective de l’Italie à quasiment 70 millions d’euros par jour.
Edition de jeudi 4 septembre 2014 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Copyright © 2014 Mondialisation.ca
vendredi 29 août 2014
mercredi 18 juin 2014
Vidéo : Qui se cache derrière la CPI ?
http://reseauinternational.net/video-se-cache-derriere-cpi/
18 juin 2014Avic Injustice - Droit de l'Homme
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Kemi Seba : »CE QU’ON NOUS CACHE SUR LA CPI »
Pour comprendre le fonctionnement d’une institution, il est nécessaire d’en connaitre les origines, son financement et dans quel contexte elle a été créée. C’est ce qu’explique cette vidéo à propos de la CPI. Après l’avoir vue, son dysfonctionnement chronique en tant qu’organe de justice « internationale » ne vous étonnera plus.
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